Test – Strike Suit Infinity

 

 
Infos Jeu
 

Console:
 
Editeur: N/A
 
Développeur: Born Ready Games
 
Date de Sortie: 30 Avril 2013
 
Note de la rédac :
7.0
7/10


Note des membres
Aucune note des membres

 

Ce qu'il faut retenir


Le scoring, Le challenge proposé, Le côté space opera Le prix

Ce qui ne faut pas retenir


Assez répétit, Mais le challenge peu être trop difficile


0
Posté le07/06/2013 par

 
Article complet
 
 

Strike Suit Zero n’est sorti que depuis six mois et est déjà un spin-off du nom de Strike Suit Infinity arrive. Malgré le court laps de temps séparant la sortie de ces deux titres, les développeurs ne nous ont pas livré une production au rabais. Loin de là d’ailleurs puisqu’ils ont accouché d’un titre solide aux arguments de choc.

Strike Suit vite de retour

strike-suit-infinity-pc-1366730238-002Strike Suit Infinity n’est ni une extension ni un DLC de Strike Suit Zero. Il n’est donc pas nécessaire de posséder l’opus original pour pouvoir s’y frotter. Bien qu’il s’agisse d’œuvres différentes, les deux jeux partagent néanmoins le même univers. Le joueur est donc à nouveau invité à se poser aux commandes d’un vaisseau polymorphe appelé Strike Suit. La particularité de ces bêtes de guerre est qu’elles peuvent à tout moment switcher de forme pour se transformer en un mecha surpuissant. Cette métamorphose est une des pierres angulaires du Game Play qu’il faudra à tout prix maîtriser sous peine de Game-over, il faut dire qu’il est relativement ardu de maitriser l’engin au tout début tant la maniabilité peut en refroidir plus d’un au départ, il faut donc s’accrocher pour profiter pleinement du jeu. Une fois le mode robot de l’espace enclenché, on perd certes en poussée mais la mobilité et la puissance de feu de notre engin augmentent considérablement. Si bien que toutes sortes de manœuvres jusqu’alors impossibles deviennent réalisables, ce qui rend les escarmouches galactiques terriblement jouissives. Quel panard que de pouvoir balancer une nuée de roquettes sur un croiseur ennemi avant de strafer afin d’esquiver de justesse un astéroïde. Pour ensuite dasher tout en mitraillant un bataillon de chasseurs et enfin terminer son baroud d’honneur en annihilant ses assaillants grâce à son système de missiles à verrouillage multiple. Non vraiment, le Strike Mode confère un réel sentiment de toutes puissances et de classe cosmique. Le revers de la médaille est que l’utilisation de ce mode est limitée par une jauge : le Flux. Celle-ci se remplit au fur et à mesure que vous dégommez ces rebelles qui cherchent perpétuellement à vous envoyer au cimetière. Plus cette fameuse jauge sera pleine, plus il sera possible d’exécuter un nombre important d’action en mode super mecha. Chaque tir draine rapidement les réserves, d’où l’importance de bien gérer ses métamorphoses.

Le même mais sans les défauts

strike-suit-infinity-pc-1366730238-003Avec l’arrivée de ce nouveau jeu, la franchise Strike Suit se décomplexe et assume totalement son côté arcade. En effet, Strike Suit Infinity sombre du côté du jeu d’arcade pure souche, si bien que les développeurs ont même décidé de faire totalement l’impasse sur l’histoire, pour mieux se concentrer sur le Game Play et la dimension de scoring. Et il faut bien avouer que ce n’est pas plus mal, tant toute la dimension narrative de l’opus précédent était dispensable. Sans parler de ce final du pauvre qui était cousu de fil blanc… Les développeurs semblent donc avoir bien ciblé cette faiblesse et ont préféré ne pas réitérer leur erreur. Du coup, ne vous attendez pas à un pitch bourré de twists scénaristiques qui vous tiendront en haleine des heures durant. Ici, on se retrouve embarqué de mission en mission avec pour seuls objectifs de survivre et de faire péter les high scores. On ne sait pas trop sur qui on tire ni pourquoi, mais les méchants ont l’air de l’avoir bien cherché, alors tant pis pour eux.

Le jeu est quant à lui divisé en 18 niveaux, chacun découpé en plusieurs vagues d’assauts de plus en plus ardues à repousser. A la fin de chaque round, un score est attribué, notamment en fonction du temps mis pour anéantir les flottes adverses. Il faudra donc être réactif et maîtriser son engin à la perfection pour espérer truster les hautes sphères du classement. Si chaque round a son propre tableau des classements, il existe aussi un top global regroupant la crème des meilleurs. Pour y figurer, il faut avoir accumulé le plus de points possibles en enchaînant les rounds sans aucun Game-over. Pour espérer laisser sa trace dans ce leaderboard, il va falloir faire parler le skill, car Strike Suit Infinity est aussi exigeant que fut  son grand frère. Le jeu est clairement difficile et ne laisse aucune place à l’amateurisme. Du vrai rage & retry. Heureusement, le titre n’est pas non plus un simulateur de vol hardcore et exigeant nécessitant d’être une pieuvre mutante pour être dompté. Les contrôles sont relativement simples mais obligent néanmoins à devoir appuyer sur un nombre important de touches en même temps, et ce, dans les situations les plus intenses. Rassurez-vous tout cela reste humainement possible et jongler entre les différentes armes ou changer de cibles tout en virevoltant dans le vide intersidéral s’apprend assez vite avec un peu de pratique.

Ma flotte et moi

strike-suit-infinity-pc-1366730238-005En sus d’être noté à la fin de chaque round, le joueur recevra aussi une certaine somme de crédits. Ces crédits pourront ensuite être alloués pour s’offrir les services d’alliés qui viendront filer un coup de paluches, parfois extrêmement salutaire. C’est ainsi qu’avant chaque niveau, un pré briefing met au jus le joueur en l’informant des alliés qui seront les plus efficaces pour contrer telle ou telle sorte d’ennemi. On se constitue donc une véritable petite flotte qui, au fil du jeu, devient de plus en plus imposante. Si bien que vers la fin, une véritable armada vous collera aux basques avec des dizaines de chasseurs, de bombardiers et quelques gargantuesques frégates et transporteurs qui dézingueront les méchants à tour de bras. Dans ce genre de moments-là, Strike Suit Infinity impose le respect tant il n’a rien à envier aux plus grandes batailles spatiales des meilleurs space operas. L’ambiance est prenante, ça canarde dans tous les sens, les effets lumineux décollent la rétine et la musique électro-world sublime le tout. Oui, c’est vraiment classieux et les screenshots qui accompagnent ce test ne sauraient rendre hommage à la direction artistique du titre. L’obscurité de l’espace est littéralement repeinte grâce aux traînées laissées par les réacteurs et autres torpilles à photons qu’on expédie par paquet de cinquante.

strike-suit-infinity-pc-1366730238-004Les crédits amassés en fin de niveau ne servent pas qu’à se payer les services de mercenaires de l’espace. Ces biftons galactiques permettent aussi d’augmenter son niveau de « Squad Pilot». Et là, il n’y a aucune explication nulle part dans le jeu pour éclaircir ce qu’est ce truc. Bon, sans être un grand devin, on peut supputer que ces compétences augmentent l’intelligence artificielle des renforts qu’on engage, leur permettant ainsi de mieux viser ou d’éviter plus facilement les missiles thermo guidés. Toujours est-il qu’un petit mot en dessous de cette compétence aurait été le bienvenu. D’autres zones d’ombres laissent le joueur dans l’expectative comme quel est la différence entre bombardiers et fighters ou entre transporteur et frégate ? C’est vrai que c’est un peu du chipot que d’être tatillon la dessus, mais ces questions risquent bien de vous tarauder à un moment ou à un autre.

Tant qu’on parcourt le très famélique rayon des regrets, il arrive que le jeu crash de temps en temps. Et pour un titre qui fait la part belle au scoring en invitant le joueur à survivre le plus longtemps possible, ça l’affiche mal. Parce que oui, si le jeu plante votre partie est finie et votre score total est remis à zéro. Merci d’avoir joué et à une prochaine. Perdre l’entièreté de son score à cause d’un plantage à l’écran de sélection des armes file une sacré rage de goret. Sérieusement, les mecs… Ca frustre méchamment, mais gageons que ces quelques petits crashs soient vite réglés via des patchs, comme ce fut le cas avec Strike Suit Zero.

 

Les anglais de chez Born Ready Games se sont nourris des critiques formulées par les joueurs avant de sortir ce stand alone cosmique. Strike Suit Infinity est ainsi expurgé des défauts de son prédécesseur et propose une expérience de Game Play pure se concentrant uniquement sur le scoring. Cet épisode ne prétend pas être autre chose qu’un shooter spatial arcade dans lequel il faut dégommer des vagues ennemies de plus en plus coriaces et imposantes. Et ce n’est pas un mal vu comme c’est fait avec panache. Le résultat est impressionnant et offre du bon gros space opera qui en met plein les mirettes grâce à ses escarmouches frénétiques. Attention, le challenge s’avère être tout de même corsé si l’on souhaite s’octroyer les faveurs du ranking. Bien que la prise en main soit simple, la courbe d’apprentissage est souvent abrupte, mais toujours gratifiante. Strike Suit Infinity arrive donc à surpasser son ancêtre pour à peine 5,99 €. A ce prix, il serait vraiment dommage de passer à côté que l’on soit amateur de shooter spatial ou que l’on souhaite découvrir ce genre qui était tombé en désuétude ces dernières années.

 


Demon

 

Testeur JV (PC/PS3/WiiU/Xbox One)
Critique Cinéma



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