Test – Strider

 

 
Infos Jeu
 

Console: , , , ,
 
Editeur: Capcom
 
Développeur: Double Helix Games
 
Date de Sortie: 19 Février 2014
 
Résumé:

C'est avec un certain plaisir qu'on retrouve Strider, dans un jeu d'action qui est loin d'être sans défauts. Une progression variée mais à la difficulté très inégale, une rejouabilité dont seuls les fans profiteront, et une palette de coups et d'armes assez sympa mais dont la moitié ne sert pas vraiment... pas un chef-d’œuvre, certes, mais un titre au demeurant agréable dans sa globalité malgré ses écueils.

 
Note de la rédac :
6.0
6/10


Note des membres
2 membres ont notés ce jeu.

 

Ce qu'il faut retenir


- L'esprit de la série bien restitué, mais avec un gameplay différent
- Techniquement agréable
- Un bon challenge dans les difficultés supérieures

Ce qui ne faut pas retenir


- Certains passages mal dosés
- Une partie des armes/techniques pas très utile
- Les doublages daubés


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Posté le22/04/2014 par

 
Article complet
 
 

strider

A l’origine de la licence Strider : un jeu d’arcade de Capcom sorti en 1989 ayant fait des étincelles dans les salles et les mémoires des joueurs. Le succès du jeu s’est étendu aux consoles et ordinateurs de multiples époques, et a même connu une double suite (Strider II et Strider 2), une adaptation en manga, sans compter les multiples apparitions de Strider Hiryu dans les autres licences Capcom. Tout ça avant de revenir cette année sous une forme un peu différente de ses ainés, par la main de Double Helix Games. Attention, ça va trancher !

Ripite after mi : Straille-deur

New-Strider-Game-Coming-in-2014-for-PC-PS3-Xbox-360-PS4-Xbox-One-12Pour la prononciation, ça, c’est fait. Juste un détail, mais dans certaines vidéos ou discussions, le prononcer à la française (phonétiquement « stridé », sûrement le mélange de stress et ridé ?) comme un verbe, ça fait pourrave. La preuve par l’exemple : « Tiens, il pleut, je vais Strider aujourd’hui ! » Non mais franchement ! Mais là n’est pas la question, on a un tyran à défaire !

Vous incarnez le Strider Hiryu, avec lequel il vous faudra arpenter Kazakh, où le despote local ne plaît guère à notre brave ninja. Action, réaction : allons le flageller ! Pour cela, tout un attirail est disponible, au corps-à-corps, à distance, et même quelques sorts (ninjutsu pour les pointilleux) vous permettront de progresser dans les différents niveaux du jeu. Dans la progression, on est dans le style « metroidvania », comprenez par-là qu’il s’agit d’une grande carte où l’on ne va pas du point A au point B en ligne droite. Il sera souvent nécessaire de revenir sur vos pas, car dans le déroulement du jeu vous débloquerez de nouvelles capacités permettant d’accéder à d’autres niveaux ou parties de la carte inaccessibles auparavant. Si vous trouvez cela old-school, j’ai une autre nouvelle pour vous…

Ninja à l’ancienne ! (mais pas trop)

Strider-1Le gameplay est assez simple, sans être simpliste. Car si au départ on a juste une épée et quelques attaques, ça se complique par la suite : certains adversaires sont plus sensibles à certains éléments que d’autres. Il faudra donc jongler avec les différentes épées (accessibles avec les flèches du pad directionnel) pour maximiser l’impact des coups et éviter de se faire déborder par les ennemis. Si on enchaîne bien les attaques au corps-à-corps, il est en revanche moins aisé de lancer des kunai : on vise avec le stick droit, et on tire avec la gâchette droite. Un coup à prendre mais le passage de l’épée aux kunai casse un peu l’action, et laisse surtout des ouvertures béantes pour se prendre des gnons. Et mieux vaut y faire attention, car la vie part assez vite !

strider-xbox-one-ps4-gameplayMais il y a un moyen de palier partiellement cela : en effet, des containers de vie et d’énergie sont cachés un peu partout, permettant d’augmenter les jauges sus-nommées. On peut aussi « s’amuser » à ne pas les chercher pour corser le tout, mais le jeu donne de base pas mal de fil à retordre dans les modes les plus difficiles. Toujours dans le rayon des objets cachés, des icônes POW sont également disséminés çà et là, permettant de débloquer galeries, artworks ou niveaux de défis bref, du grain à moudre qui gonfle artificiellement la durée de vie. Car si 5 à 6 bonnes heures sont nécessaires pour boucler l’histoire, trouver les objets cachés fait un peu grimper le compteur selon le degré d’implication. Et pour les sadiques, les modes de difficulté les plus élevés proposent un challenge relevé et intéressant, comme les défis que l’on débloque à côté. Même si cela se révèle parfois frustrant…

Une progression inégale

SV_02_bmp_jpgcopySi dans le principe, on avance pas en ligne droite, ce qui permet d’effacer un sentiment de monotonie, on se retrouve parfois bloqué sur une épreuve ou un tableau alors que tout se passait bien avant. Ces pics de difficulté mal dosée ne sont pas légion, mais sont assez énervants. Surtout qu’ils sont généralement précédés d’un speech qu’on ne peut couper… Ainsi certains boss, ou un certain passage ressemblant à un parcours d’obstacles, ont de quoi faire grincer les dents. Tout comme les doublages du jeu, très souvent ridicules et/ou mauvais. De fait on se demande parfois s’il s’agit d’une parodie, et cela casse un peu l’ambiance. D’ailleurs les lèvres des protagonistes de bougent pas, ce qui n’arrange rien. Ce qui est dommage car techniquement, Strider s’en sort plutôt bien, les mouvements sont fluides, les décors pas mal foutus, et on se prend au jeu malgré ces déboires scénaristiques.

C’est avec un certain plaisir qu’on retrouve Strider, dans un jeu d’action qui est loin d’être sans défauts. Une progression variée mais à la difficulté très inégale, une rejouabilité dont seuls les fans profiteront, et une palette de coups et d’armes assez sympa mais dont la moitié ne sert pas vraiment… pas un chef-d’œuvre, certes, mais un titre au demeurant agréable dans sa globalité malgré ses écueils.

DBKamper

 
Testeur JV (PC/360) Spécialiste rétro


  1.  
    skywalski

    J’ai adore strider à l’époque 16 bits mais là, force est de constater qu’il va avoir du mal à se faire une place dans le monde videoludique actuel, son salut viendra peut être des nostalgiques de l’époque et un prix adapté …





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