Test – Nioh : De la sueur et des larmes

 

 
Infos Jeu
 

Console:
 
Editeur: Techmo Koei
 
Développeur: Team Ninja
 
Date de Sortie: 7 février 2017
 
Résumé:

De la sueur et des larmes, c’est une façon de résumer Nioh. Les adeptes du genre seront aux anges, les autres passeront leur chemin pour des contrées plus hospitalières… Malgré ses inégalités, le jeu fait éprouver une certaine fierté à chaque étape franchie, et apprend l’humilité à quiconque espère dominer le titre sans s’y adonner complètement.

 
Note de la rédac :
6.5
6.5/10


Note des membres
2 membres ont notés ce jeu.

 

Ce qu'il faut retenir


- Gameplay efficace
- Bon challenge
- Variété de l’équipement

Ce qui ne faut pas retenir


- Difficulté des boss parfois juste débile
- Histoire plutôt moyenne
- Pas glorieux graphiquement


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Posté le29/03/2017 par

 
Article complet
 
 

Dans la lignée des Dark Souls et autre Bloodborne, Nioh est un nouveau action-RPG japonais qui repose sur des combats extrêmement difficiles et punitifs. À déconseiller aux joueurs du dimanche.

Sado MaNiohchisme

Deux ans après la sortie de Bloodborne, la PS4 accueille Nioh, une nouvelle exclusivité pour les joueurs à la recherche de défi et qui n’ont pas peur de la difficulté. Développé par Team Ninja, le studio nippon à l’origine des multiples jeux Ninja Gaiden et Dead or Alive, Nioh plonge le joueur dans l’univers du Japon féodal. Vous incarnerez William, un samouraï qui, à l’épée, à la lance et même à la hache, devra affronter des combattants et des démons ayant la particularité d’être particulièrement coriaces.

La première chose que l’on constate en jouant à Nioh depuis la version bêta, c’est qu’il n’est plus simplement apparenté à Dark Souls avec un habillage emprunté à Onimusha, la star de Capcom des années PlayStation 2. Il est surtout très proche de son aîné Ninja Gaiden (autre série phare du studio Team Ninja.  Il ne s’agit donc plus d’évoluer dans un seul grand niveau spacieux, mais dans plusieurs décors différents, avec des voyages à la clé en bateau pour traverser le Japon féodal en long, en large et en travers .  Sur les différentes cartes s’affichent une mission principale, mais aussi des missions secondaires (utiles pour atteindre le niveau conseillé de la quête principale) et deux missions crépuscules aléatoires à tenter bien plus tard. Mais pas d’inquiétude, vous pouvez revenir sur les précédents lieux visités pour retenter votre chance, certaines quêtes réclamant le niveau 100 alors que vous êtes à peine 35 à ce moment là de l’aventure.

Le (tré)fond et la forme

Du côté de l’histoire en elle-même, on y incarne William Adams, personnage historique et premier sujet de Sa Majesté à avoir posé pied sur terrain nippon aux alentours du 17e siècle. Là aussi, la Team Ninja n’y est pas allée de main morte du côté de l’inspiration pour son personnage principal, puisqu’au premier coup d’œil, on y perçoit automatiquement un Witcher en kimono. La trame, elle, passe par moult cinématiques, tandis que les phases de dialogues permettent de capter sans risquer de se tromper les tenants et aboutissants de l’aventure. Du classique, mêlant personnages historiques et mélange de folklore japonais, propulsant en première ligne les Yokai, démons issus de l’obscurité et répandant leur corruption jusque dans le cœur des terres et de leur peuple. C’est au sein d’une nation en crise que William, parfois aidé par quelques personnages non jouables se joignant à l’aventure, montrera toute sa dextérité avec ses katanas afin d’y ramener la paix

L’environnement est comme le jeu, très sombre. Mais les graphismes et les jeux de lumière sont très réussis, du moins lors de notre test effectué sur PS4 Pro. Nioh brille surtout par sa jouabilité. Chaque personnage, le héros comme ses adversaires, dispose de deux barres au-dessus de lui, l’une affiche le niveau de vie, l’autre d’endurance. Il est primordial de bien gérer cette dernière, qui diminue après chaque coup et esquive, pour réussir les combats. Les affrontements sont à la fois très dynamiques et techniques. La gestion de l’inventaire est également bien réalisée et elle se fait sans prise de tête. Il est ainsi très facile d’utiliser les sorts, les potions et de gérer l’équipement du héros en fonction des objets trouvés. Mais malgré ses efforts d’accessibilité et sa prise en main immédiate, Nioh ne s’adresse pas à tout le monde. Son extrême difficulté en rebutera plus d’un. Par contre, le titre de Team Ninja réserve à ceux qui sauront le dompter une aventure mémorable et longue d’une trentaine d’heures.

Mais le studio ne s’arrête pas là et inclut tout un système de craft. William doit apprendre l’art ninja pour se fabriquer des shurikens ou des étoiles jetées au sol pour ralentir l’ennemi. Il doit aussi manier la magie pour se créer des talismans. Et doit choisir un esprit protecteur (parmi trois au début, et bien plus par la suite) qui déterminera sa spécialité lorsque vous activerez votre jauge spéciale qui vous rend invincible quelques secondes.

Enfin, il doit distribuer ses points de talent dans différentes branches, mais aussi utiliser ses points de prestige pour améliorer certains attributs, à la manière des défis dans Borderlands 2. Tuer X ennemis au sabre vous donnera un point pour booster votre chance de loots, le pourcentage d’amrita obtenu (les âmes récupérés sur l’ennemi pour augmenter de niveau), ou encore la résistance au royaume des yokais (les ennemis du jeu).

De la sueur et des larmes, c’est une façon de résumer Nioh. Les adeptes du genre seront aux anges, les autres passeront leur chemin pour des contrées plus hospitalières… Malgré ses inégalités, le jeu fait éprouver une certaine fierté à chaque étape franchie, et apprend l’humilité à quiconque espère dominer le titre sans s’y adonner complètement.


DBKamper

 
Testeur JV (PC/360) Spécialiste rétro


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