Test – Etrian Odyssey IV : Legends of the Titan

 

 
Infos Jeu
 

Console:
 
Editeur: Koch Media
 
Développeur: Atlus
 
Date de Sortie: 6 Sept 2013
 
Résumé:

Etrian Odyssey IV est un titre qui nécessite patience et observation, et qui s'adresse surtout aux fans de RPG exigeants et complexes, où rien ne nous est mâché d'avance. Un challenge à la hauteur de la qualité du jeu, qui nous met devant une grande aventure et dont les possibilités résident dans la capacité du joueur à former une équipe homogène et compétente.
 
Note de la rédac :
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Ce qu'il faut retenir


- Un challenge de qualité
- Les possibilités de création d'équipe
- Une durée de vie respectable
- La bande son très agréable

Ce qui ne faut pas retenir


- Complexe pour les néophytes
- 3D sans intérêt
- En anglais uniquement


8
Posté le05/09/2013 par

 
Article complet
 
 

Les labyrinthes du plaisir

EOIVNon non, il ne s’agit pas d’un titre pour adultes, mais cela résume bien Etrian Odyssey IV. Il s’agit d’un dungeon RPG comme on en fait de moins en moins, se déroulant au tour par tour, où stratégie, patience et observation sont les maîtres mots. Le plaisir vient notamment de l’accomplissement, que l’on ressent après s’être tiré en plus ou moins un morceau d’une exploration, car le jeu est éxigeant mais il nous le rend bien. Les connaisseurs feront le rapprochement avec les Ultima Underworld, où Might and Magic par exemple, où l’action se passe au travers des yeux de notre personnage, et où l’on doit chercher dans les contrées ou les sombres donjons, l’objet de notre quête, avec un but principal : survivre. Cependant, il ne s’agit pas là de nous resservir un copier-coller de ce qui s’est déjà fait dans le genre, la saga Etrian Odyssey se peaufine avec le temps, et les fans de RPG en manque de challenge peuvent relever leurs manches, car il y a du boulot !

etrian-odyssey-iv-legends-of-the-titan-nintendo-3ds-1350980390-090Dès le départ, on nous propose un mode de difficulté, selon nos habitudes avec ce genre de jeu. Les néophytes peuvent s’essayer au mode débutants, mais les plus aguerris choisiront sans hésiter le chemin le plus corsé, pour faire face à leur destin. Rien que ça. On commence au départ par créer une équipe au sein de votre guilde, 5 personnages peuvent prendre part à une expédition, mais vous pouvez en créer une vingtaine pour vous faire de la marge. Il faut placer les membres de son équipe devant ou derrière (dans les combats, bien sur) ; on évitera donc de mettre n’importe qui n’importe où, l’emplacement de la classe choisie pour votre personnage, que ce soit pour l’attaque, la défense ou le soin est primordiale. Rentrons donc dans le cœur du jeu, maintenant, tout de suite.

L’odyssée de la souffrance

etrian-odyssey-iv-nintendo-3ds-1331280804-002Non mais ho, ça suffit les titres tendancieux ! Ah non, il colle aussi celui là ? On est mal barrés ! Mais on y reviendra, avant, voyons les classes disponibles. Sachant que le jeu est en anglais, je vous laisse le soin de traduire, on est plus en vacances, sortes vos cahiers page 394 ! Les classes, hein, donc, sont au nombre de 7 au départ, car on en débloque par la suite, et chaque classe permet d’incarner 4 protagonistes. On retrouvera des classes d’archers, de guérisseurs, de bretteurs (épéiste c’est moins joli. Ah ben du coup je traduis, z’avez de la chance !), de danseurs qui maîtrisent l’épée et l’art de la guérison, et les NightSeekers, qui se font un plaisir d’altérer les statuts adverses. Pour la création, vous mettez qui vous voulez, après si vous collez que des danseurs et des guérisseurs, ça va finir en ratatouille assez vite. C’est donc une fois votre équipe préparée et équipée que vous partez de la ville de Tharsis, pour aller au charbon. Ou au saloir, c’est selon.

Sur le terrain, on se déplace de case en case, en vue subjective. Les ennemis de même, ils ont presque tous un pattern bien défini, ce qui permet d’esquiver des combats inutiles ou trop dangereux. L’écran du bas sert de carte. Mais pas la carte de feignasse, là il faut dessiner à la main cette carte, en y indiquant quel type de terrain vous avez parcouru, les murs ou passages rencontrés, en plaçant des marqueurs pour les points d’intérêt qui ne sont pas encore accessibles… Tout est dans l’observation, on peut aussi le faire de tête, mais au fil du jeu, cela devient un exercice dangereux pour qui veut sortir de là en un morceau. L’exploration sera donc un passe-temps, agrémenté de combats au tour par tour quand vous rencontrez un adversaire, où chaque choix à son importance. Car même le plus insignifiant monstre peut suffire pour pourrir votre progression : un coup critique, une exploitation de faiblesse, ces fourbes aiment bien trouver le point faible pour faire vaciller votre témérité. C’est donc en gardant l’oeil sur votre équipe, et en la faisant progresser que vous pourrez venir à bout de chaque niveau.

ETRIAAAAAN ! J’AI GAGNÉ !

etrian-odyssey-iv-nintendo-3ds-1331280804-003Non Rocky, c’est Adrian, dégage. C’est quoi ces gens qui s’incrustent dans les tests ? Remarque c’est pas une mince affaire de s’en sortir dans Etrian Odyssey, car chaque niveau est un défi, mais la difficulté n’est pas insurmontable. Il s’agit de bien distribuer les compétences pour vos personnages, afin de les rendre efficaces selon les situations. Chaque classe dispose, à terme, d’une sous-classe, avec des caractéristiques spécifiques : de meilleurs capacités de guérison, une défense accrue, ou diverses résistances seront des alliés de choix dans vos périples. Pour ce faire, des arbres de compétences sont à votre disposition, et vous les remplissez selon la progression de votre personnage, et son efficacité au combat. Le tout est très lisible, par rapport aux anciens opus dont les menus laissaient çà désirer… Autre nouveauté d’ailleurs, l’équipement spécial, permettant parfois d’obtenir une capacité n’étant pa&s forcément disponible dans vos compétences de base. Ainsi, des pouvoirs de guérison sur un bretteur, ou une amélioration de la défense sur une unité faible comme un magicien est toujours un plus. La personnalisation est importante, car en cas d’échec, c’est retour au début de la quête, et adieu les objets ou les points d’expérience récupérés avant votre défaite. Le mode « facile » est plus souple, et vous ramène juste à la ville, sans malus. Un gros plus pour ne pas dégoûter les moins expérimentés en cas de pépin.

Parfois, vous serez amené, à coté des explorations, de survoler le monde en ballon, afin de découvrir de nouveaux endroits, et de nouveaux challenges, qui gonflent une durée de vie pourtant déjà confortable. Par moments, vous rencontrerez des monstres (Field-On Enemies, ou FOES) pendant ces phases, assez balèzes, à vous de choisir de les combattre ou de faire le tour en mode ninja. Mais le butin est à la mesure du combat ! C’est vous qui voyez !

Niveau technique, les phases d’exploration sont assez jolies, mais la 3D n’apporte rien de particulier, ce qui est dommage pour l’immersion. Le character design, ou les décors pendant les phases en ville, sont réussis et agréables, Merci à Yuji Himukai (qui a bossé sur les autres épisodes de cette série) pour ce beau boulot ! Une bonne note (haha) pour les belles musiques deYuzo Koshiro (Qui a notamment officié sur les Streets of Rage, Story of Thor, ou le premier Etrian Odyssey) Et enfin, un petit bonus : on peut également trouver des QR codes sur le web, pour débloquer des objets uniques, sur divers sites que google vous trouvera sans peine !

Etrian Odyssey IV est un titre qui nécessite patience et observation, et qui s’adresse surtout aux fans de RPG exigeants et complexes, où rien ne nous est mâché d’avance. Un challenge à la hauteur de la qualité du jeu, qui nous met devant une grande aventure et dont les possibilités résident dans la capacité du joueur à former une équipe homogène et compétente.


DBKamper

 
Testeur JV (PC/360) Spécialiste rétro


  1.  
    skywalski

    Heu… cet article est particulièrement bien réalisé je trouve !! j’ai vraiment trouvé tous les Eléments dont j’avais besoin pour me faire une opinion du jeu et sans même y avoir joué …Par contre, le succès commercial de ce jeu en france me parait bien limité et si j’avais quelques ronds, je les mettrai bien dans ce jeu …




  2.  

    Merci Skywalski, c’est vrai que ce n’est malheureusement pas le type même du jeu qui se retrouve en avant dans les magasins, ou qui est référencé à l’arrache, ce qui est bien dommage car beaucoup de titres comme celui-ci n’ont pas le succès qu’ils méritent :/ Et le fait qu’il n’ait pas été localisé ne joue pas en sa faveur…




  3.  
    Dierlar

    Dommage pour  » En anglais uniquement  » il à l’air vraiment sympa comme jeu !!




  4.  
    skywalski

    c’est une question d’habitude dans ce genre de jeux, c’est assez simple à traduire et généralement les termes « techniques » reviennent d’un jeu à l’autre, on est loin de traduire shakespeare !!!




  5.  

    Oui c’est une habitude, mais, ha quand un rpg de cette gamme en Français ha moins que quelqu’un me donne un titre je n’en connais pas.




  6.  
    skywalski

    fire of emblem awekening .. excellent rpg tactique en français

    sinon en vue à la première personne il n’en existe pas mais comme le dit le test, le genre est en perdition…




  7.  

    Si ce style de RPG vous intéresse, je vous conseille de garder un oeil sur Might & Magic X ! Disponible très bientôt sur PC (et déjà jouable pour ceux qui le précommandent via Steam), c’est la licence référence -à mon sens- du genre Dungeon Crawler 🙂




  8.  
    skywalski

    AHHHHHHHHHHHHH might and magic …. merci de l’info, je checkerai les news se rapportant à ce nouveau volet …





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