Test – Daylight

 

 
Infos Jeu
 

Console: ,
 
Editeur: Atlus
 
Développeur: Zombie Studios
 
Date de Sortie: 29 avril 2014
 
Résumé:

Une lueur terne qui éclaire une pièce sale, des bruits de pas, une porte qui grince... et rien. C'est un résumé de l'effet prodigué par Daylight, où l'ambiance éveille les sens, et le fond les rendort. On s'amuserait presque à courir partout avec le feu de Bengale pour éviter de subir la suite de couloirs qui parsème le jeu, pour éviter de croiser les ombres qui font à peine peur, et trouver la dernière clé qui nous sortira enfin de ce calvaire.

 
Note de la rédac :
3.0
3/10


Note des membres
8 membres ont notés ce jeu.

 

Ce qu'il faut retenir


- L'ambiance globale
- Le fond de l'histoire
- La quantité d'indices à trouver

Ce qui ne faut pas retenir


- Les mécaniques du jeu pourrissent l'ambiance
- Des couloirs... des couloirs partout
- Les ombres finalement pas bien convaincantes


4
Posté le02/05/2014 par

 
Article complet
 
 

daylight

Daylight se paie le luxe de nous proposer l’Unreal Engine 4 dans un jeu à l’ambiance horrifique. Le cadre est posé pour offrir une ambiance glauque : un bâtiment abandonné, avec pour seuls compagnons votre portable et des lumières artificielles, qui se révèleront être vos meilleurs amis. Le tout baigné dans une atmosphère sale et vieillie : le cadre parfait pour une bonne soirée frissons.

Attention derrière toi, c’est affreux !

daylight_screens_0005Le jeu se lance, et vous arrivez directement dans le vieil hôpital, sans explications, sans indications, et vous devez vous débrouiller comme des grands. L’ambiance est au rendez-vous : le design met tout de suite dans le bain, les sons de porte qui grince et les bruits de pas nous font avancer doucement. C’est alors que l’on commence à trouver des objets : des lettres, des photos, des rapports… on en apprend plus sur le lieu et ses occupants. On repère d’ailleurs les objets assez facilement vu qu’ils sont indiqués par une lumière de couleur à l’écran : pas forcément une bonne chose pour les joueurs qui aiment fouiller.

Au détour d’un couloir, on met la main sur des objets éclairants : un vert qui permet de voir les objets avec lesquels on peut interagir, ainsi que vos empreintes pour repérer où on est passés, ce qui peut être pratique dans les dédales de couloirs générés aléatoirement que l’on parcourt. On trouve également les feux de Bengale, qui permettent d’éloigner les ombres, sortes de manifestations qui arrivent de nulle part pour vous faire flipper, et accessoirement mourir. Dans la progression, il faudra aussi chercher un objet dans une pièce éclairée par des sortes de glyphes, qui sera source de visions, et qui servira de clé pour ouvrir la porte du prochain « niveau » : c’est tordu, mais pourquoi pas.

Pour résumer, il faut donc trouver de quoi s’éclairer et se protéger, chercher l’objet-clé et passer au prochain niveau. Ah oui, et n’oublions pas qu’un petit casse-tête vous bloquera parfois la route, comme des caisses à pousser, par exemple : rien de folichon et limite hors sujet, car ces phases sont non seulement peu utiles mais surtout lourdingues. On se retrouvera même par moments à pousser des caisses, monter dessus, et ce alors qu’il y a à côté une pile de bouquins qu’il suffirait d’enjamber pour passer… script, quand tu nous tiens !

La peur du vide

daylight_screens_0007Si Daylight sait poser une ambiance graphiquement parlant, ce sont ses mécaniques qui font retomber le soufflé très rapidement. En effet, la facilité qu’on a à défaire les ombres, et une fois les astuces permettant plus ou moins de savoir quand on va avoir affaire à une apparition trouvées(le téléphone qui bug par exemple), font que l’on se sent en sécurité, et dans un jeu comme celui-ci, c’est fatal. Ajoutons à cela le fait de pouvoir courir comme un dératé quand bon nous chante ! Il suffit alors de foncer chercher la clé, puis la porte du prochain niveau, le tout en sortant un feu de Bengale, et c’est plié. Du coup, si elles surprennent les premières fois, ces ombres ne font finalement plus effet et on les passe comme un rien. De plus, le concept de pouvoir les faire disparaître avec un simple feu de détresse peut laisser perplexe.

On a donc simplement l’impression d’avancer dans un dédale de couloirs avec des objets placés ça et là, avec parfois quelques trucs qui tombent ou qui bougent histoire de filer les miquettes, et c’est tout. Alors oui, dans un cadre optimal, ça fait toujours son effet : lumières éteintes, un bon casque sur la tête, et la surprise peut faire bondir mais le fait de pouvoir courir et d’avoir fréquemment sous la main de quoi éclairer la pièce ou se défendre ne joue pas en faveur de la difficulté. De plus, traverser les salles comme si c’était une promenade de santé dans une maison fantôme nuit grandement à la durée de vie du titre : trois ou quatre heures suffisent à plier le jeu sans s’affoler, mais comptez plus si vous cherchez à tout prix la totalité des indices (il y en a plus d’une centaine)

daylight_screens_0006Venons-en maintenant à la partie graphique, primordiale dans ce type de jeu : pour le coup, Daylight s’en sort bien, et nous propose des cadres variés, toujours malsains et/ou glauques. Cela dit, on s’arrêterait là si le logo de l’Unreal Engine 4 n’était pas indiqué au démarrage du jeu, car oui, certaines textures ne sont pas vilaines, et l’effet de textile et de brouillard est très sympa (jeu testé en 1080p et avec les graphismes à fond) mais deux choses marquent : certaines textures sont tout simplement dégueulasses, et la modélisation de certains objets fait peine à voir. Dès la première salle, une statue aux courbes fort vilaines pleines de polygones visibles fait son apparition tandis que les chaises et certains meubles sentent clairement le manque d’inspiration : un rectangle creux avec une porte sur lequel on met une texture, c’est un peu triste. La partie sonore quant à elle est de bonne facture, les voix anglaises jouent bien leur jeu tandis que les bruitages font leur petit effet. Quel dommage que le gameplay fiche tout ça en l’air !

Une lueur terne qui éclaire une pièce sale, des bruits de pas, une porte qui grince… et rien. C’est un résumé de l’effet prodigué par Daylight, où l’ambiance éveille les sens, et le fond les rendort. On s’amuserait presque à courir partout avec le feu de Bengale pour éviter de subir la suite de couloirs qui parsème le jeu, pour éviter de croiser les ombres qui font à peine peur, et trouver la dernière clé qui nous sortira enfin de ce calvaire.

DBKamper

 
Testeur JV (PC/360) Spécialiste rétro


  1.  
    PtiBiscuit

    Au début j’avais pensé que c’était un jeu d’infiltration où on devait éviter les ennemis, comme l’excellent Amnesia. J’ai été vite déçu. On marche, on marche, on marche on s’ennuie et on court. L’histoire est nulle voir même vide, et ce n’est pas qu’une ambiance qui fait un jeu. Ce jeu est clairement raté.
    Je voulais lui mettre 1/10 mais comme il a été fait avec l’excellent moteur de jeu Unreal 4 je double la note.
    Une dernière chose à la personne qui lui a mis 10/10, va jouer à Amnesia pour apprendre à noter un jeu de ce style.




  2.  
    Delapierre Victor

    La suite plus ou moins spirituelle d’Outlast… et un gros bide ^^ que des couloirs et une ambiance faite de jumpscares… je passe mon chemin et reprend Amnesia tranquillement, dans le noir et avec du bon son.




  3.  
    skywalski

    Dommage, car à priori il y avait de quoi faire un bon jeu flippant !!! feront peut être mieux la prochaine fois !!




  4.  
    alexxcl

    J’aime les jeux d’horreur, mais ayant joué à ce jeu, et je peux dire que j’ai regretté mes sous ! C’était en effet une grosse déception.





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