Test – Tekken 7 : Le retour du Roi ?

 

 
Infos Jeu
 

Console: , ,
 
Editeur: Bandai Namco
 
Développeur: Bandai Namco
 
Date de Sortie: 02 juin 2017
 
Résumé:

Sans être une déception, car le jeu reste agréable à jouer, et c’est l’apanage d’un jeu de baston, ce nouvel épisode semble mal fini. Pourtant, on pouvait s’attendre à quelques chose de costaud avec années de développement, et si le jeu est très bien calibré pour le jeu en ligne, qui fera surement ses beaux jours pour la scène e-sports, le contenu local est trop léger, et pire, manque de finition. Bien que le cœur du jeu reste tout à fait honorable, l’enveloppe fait datée et entache ce qui aurait pu être la plus belle référence de jeu de baston 3D.

 
Note de la rédac :
6.0
6/10


Note des membres
5 membres ont notés ce jeu.

 

Ce qu'il faut retenir


- Mode histoire intéressant
- Roster vaste et varié
- Les nouveautés de gameplay

Ce qui ne faut pas retenir


- Pas très joli
- Problèmes de framerate
- Contenu faiblard pour les joueurs solo ou local


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Posté le03/06/2017 par

 
Article complet
 
 

Après quelques années d’attente, le nouvel épisode de Tekken est enfin disponible. Attendu comme le messie pour certains, ce nouvel épisode corrige les écueils du précédent épisode, jugé trop abusif notamment pour ses juggles (jonglages dans les airs) trop simples à placer, et ses combos infinis qui l’ont plombé assez fortement.

Le roi du tournoi du poing de fer

Ça fait moche en français… Tekken, c’est une des plus grosses références du jeu de baston, certainement la plus importante dans le domaine des jeux de baston dans un environnement 3D (que l’on différenciera des jeux de baston 2D ou 2.5D, à la Street Fighter ou King of Fighters) Ce nouvel épisode ne marque pas un tournant dans la série, mais consolide ses bases, en corrigeant principalement les soucis du précédent épisode. Terminé le juggling à répétition, le temps de latence des combos est plus court, il faudra donc être très pointu pour réussir à maintenir l’adversaire dans les airs. Des nouveautés sont à noter malgré tout au niveau du gameplay, rien de fondamentalement différent, mais deux améliorations du système de rage permettent de donner un petit souffle à la licence : tout d’abord un casse-garde, le Rage Drive, pratique pour lancer un combo et atteindre un adversaire axé défense, et le Rage Art, sorte de gros coup spécial propre à chaque personnage, qui donne droit à une petite cinématique sympa lorsqu’il atteint l’adversaire.

Mais la vraie nouveauté, ce sont les Power Crush, qui pénètrent les coups de l’adversaire s’ils sont placés à temps, qu’il faut maîtriser pour éviter les spammeurs notamment. Cela permet de créer une ouverture pour lancer un combo et calmer les ardeurs du gars en face, ou des gnomes qui jouent en frappant leur manette comme des bourrins. Pratique, mais cela nécessite un certain doigté, pour un résultat efficace. Bémol pour les graphismes, qui font assez daté, surtout que la concurrence est farouche à ce niveau, et on se retrouve face à un titre qui semble mal fini, la faute à un aliasing assez présent, et des saccades selon les décors.

Deus Ex Mishima

En termes de contenu, on est entre deux eaux : Le menu semble bien rempli, mais on en touche vite le fond. Commençons par le mode histoire principal : la Saga Mishima, qui est à la fois intéressante et bien mise en scène. Le gameplay nous réserve même quelques surprises, dont nous vous laisserons le plaisir de la découverte. Cela étant, à peine deux heures -en étant large- vous suffiront pour faire le tour du solo « principal », sachant qu’ensuite vous aurez à votre disposition un mode solo pour chaque personnage du jeu. Si les cinématiques sont plutôt sympathiques (mais tellement en dessous de Injustice 2 pour comparer avec la concurrence…), le moteur graphique peine avec l’animation des visages, et les personnages ont, pour certains, un souci de parapluie dans le c… Ce qui est propre à la série remarque. On notera des coupures dans les cinématiques, comme du buffering dans une vidéo Youtube… Ca fait tache et cela nuit pas mal à l’immersion, cela arrive pendant les chargements entre les combats du mode histoire, en plein pendant les scènes en CGI. Sans compter également le framerate du jeu, qui a une tendance à la baisse lors des combats dans certaines arènes, ou lors de combats avec 2 joueurs customisés de partout, avec des effets qui jonchent l’écran, plein de couleurs dégueux, comme un t-shirt Desigual.

Le roster est toujours aussi costaud avec 36 protagonistes, et son lot de petits nouveaux ; mention spéciale à Akuma qui s’intègre très bien dans le jeu, et dont le personnage ne sert pas qu’à la figuration, car il a une véritable implication dans l’histoire… Mais nous n’en dirons pas plus ! Lucky Chloe est un personnage assez rapide qui enchaîne plutôt bien, à défaut de faire du dégât, contrairement à Claudio qui tabasse plutôt bien. Master Raven et Katarina sont aussi plutôt efficaces, la première étant plutôt technique, et l’autre plutôt simple à utiliser. Et Gigas, est euh… Gros. Bonne nouvelle, certains personnages ont été bien calmés, je pense à Devil Kazuya dont les spammeurs de son Devil Beam vont faire la tronche, tant il a été ralenti.

Comme précédemment, il est possible de personnaliser les personnages avec des éléments variés : vêtements, accessoires, ce qui permet de donner une touche unique à chacun. Mais on sent que, à part les costumes de base, certains sont assez mal « taillés » et font vite ridicules. D’autant plus que pour les personnages féminins, les vêtements paraissent hyper larges et leur donnent une carrure carrée plutôt vilaine, comme si elles étaient habillées avec du carton. Les (riches) fans de costumes iront regarder du côté de Dead or Alive (et ses DLC par millions) Notez que vous pourrez soit obtenir ces éléments en les débloquant, grâce aux trésors du mode Combat au trésor, ou en achetant ces éléments à l’unité avec l’argent gagné grâce à vos combats.

D’ailleurs, le mode Combat au trésor est de retour, pour vous jouer un mauvais tour. Ou pas. Car ici vos victoires rapportent de l’argent, des cadeaux, et augmentent votre rang de combattant. Plus votre rang est élevé, plus les combats sont farouches, et plus les récompenses tombent ! Un bon moyen de s’entraîner à la chaîne, qui reste une valeur sure de la série. Viennent ensuite les modes que l’on connaît tous : arcade, VS contre un ami (et pas contre l’IA…), et les modes multi en ligne, qui permettent de faire grimper votre rang online (différent de votre rang local)

Un contenu somme toute assez mince, le multijoueur porte à nouveau le titre à bout de bras, et le joueur solo aura bien de la peine une fois sorti du mode solo/arcade, et qu’il aura tout débloqué avec le mode Combat au Trésor, qui est en plus assez généreux.

Sans être une déception, car le jeu reste agréable à jouer, et c’est l’apanage d’un jeu de baston, ce nouvel épisode semble mal fini. Pourtant, on pouvait s’attendre à quelque chose de costaud avec années de développement, et si le jeu est très bien calibré pour le jeu en ligne, qui fera surement ses beaux jours pour la scène e-sports, le contenu local est trop léger, et pire, manque de finition. Bien que le cœur du jeu reste tout à fait honorable, l’enveloppe fait dater et entache ce qui aurait pu être la plus belle référence de jeu de baston 3D.


DBKamper

 
Testeur JV (PC/360) Spécialiste rétro


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