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Posté le 14/10/2012 par Maiden dans Jeux Vidéo
 
 

Test – Hell Yeah, la fureur du Lapin Mort !

A une époque ou beaucoup de développeurs et d’éditeurs cherchent avant toute chose le réalisme afin de vendre un titre, quelques-uns au contraire choisissent de jouer dans un registre plus humoristique au graphisme dessiné assumés. Parfois séduisants et envoûtants, parfois gores et sombres, une même patte graphique peut s’adapter à des environnements différents. Que peut-on dire de ce Hell Yeah qui cherche à imposer son style au travers de références ultras présentes ? S’agit-il d’un jeu à part entière ou d’un amas de bonnes idées déjà vues ?

Le melting-pot du jeu vidéo.

Au départ je voulais m’arrêter sur l’aspect scénaristique du jeu qui est souvent l’un des aspects les plus attendus par le joueur. Qui n’a jamais critiqué la fin d’un jeu car elle lui semblait bien fade ? Qui ne s’est jamais énervé lorsqu’en plein milieu du jeu notre cher confident du début se révèle être un traître à la solde de l’ennemi ? Dans Hell Yeah difficile d’aller bien loin dans le scénario. Ultra basique il n’est finalement que prétexte à lancer une aventure complètement décalée. Pour faire simple alors que vous êtes tranquillement en train de prendre votre bain comme tout lapin des enfers qui se respecte, vous êtes victimes d’un paparazzi qui vous photographie en train de jouer avec votre canard en plastique. De là, il vous faut combattre les monstres qui auront osé voir les photos. Le scénario n’est donc clairement pas la clé de voûte de ce jeu mais reste assez décalé pour donner une idée du titre.

Parler de Melting-pot c’est avant tout parler d’un brassage, d’un mélange, ou de plusieurs aspects d’une même chose. Je me suis donc amusé a cherché finalement quel serait le mélange le plus aboutit qui aurait mené à un tel jeu. On pourrait dire que ce jeu est avant toute chose un mélange entre la licence des Lapins crétins (pour le personnage bien entendu mais aussi pour le coter complètement décalé de certaines blagues) et Fairytale fights ce hack and slash qui détournait l’univers des contes au profit d’une ambiance ultra gore, avec jet de sang et finish move à gogo. Je me suis amusé à lui ajouté une dose de Rayman que l’on retrouve d’avantage dans les structures des niveaux plate-formes, plus qu’autre chose.
Parler d’un coter RPG … Peut-être que je me ferais lyncher donc mieux vaut éviter. Ajoutons plutôt que comme dans certains jeux une micro partie gestion a été instauré dans le titre. Dans un lieu appelé l’île (sorte de purgatoire des monstres vaincus), vous pouvez faire travailler vos anciens adversaires pour qu’ils vous apportent santé, richesse, ou objets précieux. A vous de les repartir dans les différentes tâches,

J’ai parlé de référence de jouabilité ou d’environnement mais on trouve une multitude de références au sein des animations comme des menus : En référence à Pokémon par exemple tous les monstres rencontrés et vaincu sont ajouté à une sorte de pokedex. Pour citer quelques finish move on trouve également des références à DBZ ou encore à Batman. Tous les gros succès de ces dernières années prennent ainsi places dans ce jeu bourré d’humour, de second degré et d’hémoglobine.

Une jouabilité transcendante ?

Si la jouabilité du titre se révèle vite jouissive avec des finish move énormes, une histoire et des dialogues amusants, le jeu manque de profondeur. J’ai eu un peu de mal au début à m’habituer aux différentes touches ainsi qu’à capter l’inertie lors des sauts. Si j’étais d’un naturel optimiste je dirais que le titre se veut exigeant et si j’étais pessimiste je dirais simplement que le jeu est vite stressant et qu’il faut persister pour avancer.
Persister encore et toujours afin d’avancer, malgré cela le titre se dote d’éléments sympa mais qui sont assez pauvres pour totalement relancer régulièrement l’intérêt du jeu :

« Lîle » n’est pas particulièrement intéressante en soit une fois les tâches de vos monstres attribuées.
Les différents achats d’améliorations d’armes, ou d’objets pour customiser le lapin m’ont semblé finalement plus anecdotiques qu’autre chose.
Enfin la carte peut s’avérer approximatives, tout comme les accès dans certains mondes. Et personnellement il n’y a rien qui m’énerve de plus dans un jeu que de chercher par ou passer pendant dix minutes avant de détruire l’objectif en trente secondes.

En conclusion on peut dire que ce jeu est une bonne pioche pour celles et ceux qui voudraient faire un jeu un peu gore, amusants, et bourrés d’humours. Cependant quelques défauts assez récurant l’empêchent finalement d’atteindre l’excellence. A faire si jamais vous êtes amoureux du genre, ou si vous avez du temps à perdre, surtout que le titre se dote d’une durée de vie très correcte.

Test rédigé par Oroine pour Le Blog de Maiden


Maiden

 
Rédacteur en Chef Testeur JV