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Posté le 19/07/2013 par oroine dans Ciné
 
 

Critique Série – Arrow – Saison 1

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L’histoire :

Les aventures d’Oliver Queen (fils d’une famille très fortunnée) qui après être resté cinq années sur une île cherche à sauver la ville dans laquelle il a grandit en punissant les gens qui cherchent à la corrompre.

Mon avis :

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Une même saison pour deux histoires :

Après Batman, Superman ou Spiderman c’est à « Green Arrow » de subir une adaptation sur nos écrans. L’intérêt premier pour le publique assez néophyte (comme c’est mon cas) reste tout simplement de découvrir un petit peu plus ce personnage qui reste finalement plus méconnu que ces compatriotes cités ci-dessus. Je me suis donc lancé dans la saison 1 et ses vingt-trois épisodes sans vraiment savoir à quoi je devais m’attendre.

Chaque épisode de la saison reste mouvementé et divisé en deux histoires : On suit les aventures actuelles d’Oliver Queen dans sa quête, mais on revient également sur l’île ou il a été bloqué durant ces cinq dernières années, afin de mieux connaître son parcours et son histoire. Passant de l’un à l’autre avec intelligence, et ayant placé ces flash-back avec parcimonie, le spectateur se retrouve à suivre deux histoires qui se complètent sans jamais se faire concurrence, et qui donnent un rythme naturel aux épisodes, comme à la saison.

En ce qui concerne l’histoire sur l’île elle nous est raconté de manière lente et nous sert finalement de fil rouge pour comprendre au fur et à mesure des aventures d’Oliver sa psychologie. On rentre dans son intimité puisqu’il refuse à son retour d’expliquer à ses proches ce qui s’est passé sur cette île et met pourtant le spectateur dans la confidence.

Pour ce qui est des histoires se déroulant dans le « présent » d’Oliver elles sont bien plus traditionnelles avec une histoire générale qui va là aussi nous servir de fil rouge tout au long de la saison (avec des sortes de « grands méchants »), et de plus petites histoires qui vont être là pour agrémenter et varier tel ou tel épisodes, faisant intervenir différents personnages qui prendront pour certains une réelle importance, et un renforcement de leur rôle tout au long des vingt-trois épisodes.

Honor Thy Father

Les stéréotypes de la série Américaine d’action :

Si le personnage d’Oliver Queen semble travailler avec une psychologie à deux vitesses, tout le reste tombe quelque part dans le cliché de la série Américaine. L’histoire du justicier riche et avide de justice nous faisait déjà flirter avec les limites, mais ajoutez y un coéquipier (noir de surcroît) qui sert occasionnellement de confident et de deuxième voix, et une tierce personne plus porté nouvelles technologies (à notre époque difficile de ne pas insérer un minimum de technologie que ce soit dans les séries policières, d’aventures, ou d’actions), et vous obtenez le casting de l’équipe de base. Avec ceci je vous sert autre chose ? Très bien j’ai aussi en stock le bon copain, et l’ex copine pour qui on a encore des sentiments, le tout toujours agrémenté d’un soupçons de triangle ou de carrer amoureux pour séduire tout de même les amateurs d’histoire d’amour.

Le petit dernier ? Allez c’est cadeau, qui dit justicier masqué dit… vieux flic qui cherche à le coincer, et pour faire jusqu’au bout des choses pourquoi ne pas dire que le vieux policier en question serait le père de l’ex copine hein ?

Finalement c’est d’avantage vers la fin de la saison qu’on aura un brin d’originalité, et des rebondissements dignes de ce nom, avant de clore sur un final qui restera frustrant pour le spectateur mais qui annonce une seconde saison qui peut s’avérer intéressante.

Vertigo

Une série qui s’en sort quand-même très bien.

En jouant à la fois sur les traits d’humour, des scènes d’actions et des moments plus profonds Arrow fini par sortir son épingle du jeu. Si la trame principal reste très basique et sert surtout à introduire les différents personnages comme c’est souvent le cas dans la première saison d’une série, le fait d’avoir mit en parallèle une seconde histoire ou le spectateur suit Oliver Queen durant son parcours du combattant sur l’île ajoute une véritable plu valu à la série. De plus il faut bien l’avouer, un combattant à l’arc qui possède un coté robin des bois rebelle ça en jette !

Point de vu scénario on tombe sur des choses déjà vu mais correctement exploitées avec entre autre choses des phrases cultes (chaque fois qu’Oliver « attrape » une des personnes de sa liste), et des personnages qui même s’ils sont clichés restent correctement écrits et disposent tous d’un petit quelque chose qui les rend soit attachant par leur histoire soit par leur personnalité.


oroine

 
Testeur JV (PC/PS3) Critique Série TV